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  • das Ganz.

99 Luftballons

Quatre-vingt dix neuf ballons de baudruche, mis en musique par le groupe Nena (et leur chanteuse du même nom canon) en 1983 te font presque regretter les cours d’Allemand où tu chahutais plutôt que d’écouter ces fuck**g histoires de verbes irréguliers. L’Allemand, c’est dur.


Jeder war ein grosser Krieger (2018)

Collage numérique


Hast du etwas Zeit für mich? Dann singe ich ein Lied für dich Von neun und neunzig Luftballons Auf ihrem Weg zum Horizont…

Bon je traduis pas parce que je sais que, petit futé, tu as sous la main Google Traduction ou La Coccinelle ; la technologie c’est parfois formidable.

Alors je ne vais pas t’apprendre grand chose, mais ce morceau a eu un succès monumental, et je pense même que si je te demande de citer une chanson allemande, c’est direct à celle-là que tu penses.

Ou alors à Mo-Do et son Ein Zwei Polizei.

Autre registre, hein.


Bref, Nena, c’est surtout un contexte historique : une ville, Berlin, toujours divisée en deux par des briques, et donc deux blocs, soviétique et américain qui se font la guerre, encore, mais de façon indirecte ; c’est la Guerre Froide, et là tu te rappelles tes cours d’Histoire où, ben là aussi, tu chahutais.


Donc Nena raconte l’histoire de ballons (au nombre de 99 tu l’as compris) flottant dans le ciel qui, aussi innocents qu’ils soient, déclenchent une bataille, tant la course à l’armement était intense et les relations entre les deux pays tendues.

Et tu vois, moi à ce stade des cours d’Histoire, j’écoutais avec presque passion mon prof. (Bon il était aussi bon orateur il faut le dire, et arrivait à capter l’attention des élèves, aussi puériles et boutonneux qu’on pouvait l’être). Je pouvais réécouter mille fois ces foutues histoires de mur, de conquête spatiale, etc. avec toujours en tête cet air qui racontait l’histoire des Luftballons.



…Neun und neunzig Düsenflieger, Jeder war ein grosser Krieger Hielten sich für Captain Kirk, Das gab ein grosses Feuerwerk…

Je n’étais pas née quand le morceau est sorti et avant de savoir ce qu’il signifiait, et donc de l’apprécier encore plus, je l’ai surtout découvert lors des Saint-Sylvestre en famille, dans la cave aménagée de Nonna et Nonno (rien à voir avec Nena cette fois, hein, c'est Mamie et Papi). Et même si je chantais en yaourt, Nena reste, avec la Lambada et C’est Toi Que Je T’aime des Inconnus, LA chanson du réveillon de mon enfance.








Dans mon entourage, on ne supportait pas beaucoup les Germaniques : mon père leur en voulait à cause de la Coupe du Monde de 1982, et de l'agression de Schumacher sur Battiston. Beaucoup d'autres sans doute à cause de la guerre, comme si le pays entier allait rester nazi à jamais. Ou alors c’était une rancœur alsacienne, tout était (encore) trop frais, je sais pas.

Mais une chose est sûre, c'est que Nena mettait tout le monde d’accord et donnait à tout le monde une envie de secouer ses cheveux (surtout à 1min10).


Je sais, il n'y a pas 99 ballons sur mon illustration mais soûle pas, y en a que tu vois pas.





…Heute zieh ich meine Runden Seh' die welt in Trümmern liegen Hab' 'nen Luftballon gefunden Denk' an dich und lass' ihn fliegen.

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