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  • das Ganz.

Le Chanteur

Daniel Balavoine a sorti ce morceau en 1978 et il obtiendra un disque d'or pour ça. Bon je vais pas blablater autour des paroles, il s'agit du succès puis du déclin d'un chanteur (d'où le titre très éloquent) qui s'appelle Henri ; on ne sait pas s'il est sans famille comme Rémi, mais ce qui est sûr, c'est qu'il aimerait réussir sa vie.


Je ferai pleurer mes yeux (2018)

Collage numérique


Dans chaque groupe de potes, il y a LA chanson incontournable, celle qu'on met à chaque soirée, celle qui va encore et toujours réunir les trois quarts des gens présents, et ce, quand bien même ils se sont éparpillés partout dans l'appart' ; aux premières notes, ils accourent, ils surgissent, ne serait-ce que pour quelques minutes, afin de chanter à tue-tête ces paroles que forcément, vous connaissez tous par cœur, parce que toi et tes potes êtes sans doute à l'origine d'à peu près la moitié du nombre de visionnages Youtube inscrits.

Pouh cette phrase est beaucoup trop longue, je sais même plus si c'est du français mais vous m'aurez comprise à peu près hein.

Chez nous, c’était Daniel qui faisait l’unanimité (parmi Lady Gaga, Eddy Mitchell, Ménélik, Queen, et j’en passe… -> oui je sais ça fait un sacré éclectisme "ah bah l’éclectisme j’en ai jamais fait…" (#lesinconnus)).


Et partout dans la rue, j'veux qu'on parle de moi, Que les filles soient nues, qu'elles se jettent sur moi, Qu'elles m'admirent, qu'elles me tuent, qu'elles s'arrachent ma vertu…

À force, y a parfois même des chorégraphies ou des petites mimiques qui s’installent, parce que plus tu la chantes, plus tu t’y crois et tu te dis que tu la tiens. Et quand elle est finie, tu regardes tous tes camarades et vous échangez, comme un vrai groupe qui vient de finir son live, prenant une gorgée dans le verre d’alcool qu’il y a sur la table basse :

« Aaah, on était moins dedans au deuxième couplet, c’était pas ça, on peut mieux faire… »

ou

« Putain Dani, on l’a géré là, on est bien ! » 



Les nouvelles de l'école diront que j'suis pédé, Que mes yeux puent l'alcool, que j'fais bien d'arrêter, Brûleront mon auréole, saliront mon passé, Alors je serai vieux et je pourrai crever, Je me chercherai un dieu, Pour tout me pardonner…


Qu’est-ce qu’on a pu scander ces paroles en s’y croyant trop ! Bref, ça me rappelle de très bonnes soirées. Et ça me fait un peu frissonner rien que de taper les paroles sur le clavier.


Beaucoup de monde aimait Balavoine, et je crois que notre génération l’apprécie en particulier, peut-être pour ses mots francs sur la façon dont tournait (et tourne toujours) le monde ou peut-être juste parce que nos parents l’écoutaient et que ça nous rappelle notre enfance.


Il disait qu'il n'était pas un héros, mais peut-être qu'au fond il l'est un peu pour nous.


J'veux mourir malheureux, pour ne rien regretter, J'veux mourir malheureux…

Et vous ? Quel était (ou est toujours) le morceau incontournable de votre groupe de copains ?


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