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  • das Ganz.

Nights in White Satin

Faut-il encore présenter ce classique du rock des sixties, écrit et interprété en 1967 par le groupe anglais The Moody Blues ? Ou comment la voix d’un type paraît remplie de sanglots et arrive à te bouleverser pendant plus de deux décennies.

Nights in White Satin (2019)

Collage numérique



Ainsi commence le morceau : presque comme un Disney, il te donne l’impression de te réveiller dans une clairière lumineuse avec tous tes amis les animaux.


Et puis en fait non.

Vient ce rythme plus lent, qui tout doucement te donne envie de bouger la tête mélancoliquement.


Nights in white satin, Never reaching the end, Letters I’ve written, Never meaning to send…

Quand j’étais gamine et que Nostalgie diffusait ce morceau (oui, papa oscillait entre Top Music et Nostalgie), il me rendait toujours toute chose.

J’avais constamment envie de pleurer.

Indubitablement.


Je me souviens particulièrement de ce samedi ou dimanche matin - en bref un jour de week-end sans école sa mère - où je trainais sous ma couette. Le son du poste de la cuisine dans laquelle papa prenait déjà son petit déjeuner venait jusqu’à moi avec ces quelques premiers mots de ce gars qui racontait ses nuits dans ses draps de satin. Moi je me perdais dans ce rayon de soleil qui traversait ma chambre et dans lequel volaient des grains de poussière. Je devais avoir genre 8 ou 9 ans et n’étais donc pas encore bilingue, mais je crois que c’est la fois où je me suis réellement penchée sur cette chanson, à me dire qu’elle était vraiment putain de triste quoi.

Que le gars t’as juste envie de le prendre dans tes bras et de lui dire "Ok mec, ça va aller".


C’est fou comme il m’est impossible de connaître par cœur le numéro de tel de mon mec mais comme je me souviens d’instants aussi banals que celui-ci.




…Gazing at people, Some hand in hand, Just what I’m going thru, They can understand…

L’anecdote du morceau c’est qu’en fait le chanteur l’a écrit à un moment où il se séparait et que tout ce qui lui restait de son ex, c’était une paire de draps de satin blanc.


Mon anecdote à moi, c’est que je possède d’autres trucs mais que je n’ai jamais dormi dans des draps de satin.


Nan, la vraie anecdote en fait, c’est que mon premier chéri (par chéri j’entends mec sérieux, pas Sébastien en première année de maternelle qui sortait ses crottes de nez pour se la péter -> si un psy peut m’aider à comprendre ce que je pouvais trouver d’attirant là-dedans, je suis preneuse) avait une playlist assez consistante sur son ordi (je te parle du temps où quand t’avais 150 morceaux t’étais déjà le roi du pétrole hein).

Lorsque Nights in White Satin s’est faite entendre dans sa piaule, il m’avait lancé la gorge serrée, allongé sur son lit, le regard faussement vide en direction du plafond « Tellement chialante cette zic… ».



Voilà. Aujourd’hui je ressens toujours la même chose en l’écoutant.

Peut-être que je suis trop émo. Ou que j'ai le cœur grenadine comme chanterait Voulzy.

Ou peut-être que vous avez un cœur de pierre si elle ne vous fait rien !!!

(Humour bien sûr, chacun s’émeut de ce qu’il veut, y en a bien qui pleurent devant Maison à Vendre (Hein quoi ? Non je parle pas de moi).)


…Beauty I’d always missed With these eyes before, Just what the truth is I can’t say anymore…

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